Accueil du siteConnaitre Lapérouse, l’homme & le marinAPRES VANIKORO
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Nouvelle brève
lundi 9 juin

Lapérouse et la franc-maçonnerie

Lapérouse fut initié à Brest à la loge de l’Heureuse Rencontre ...

Brest et les francs-maçons scrutés par un historien

 
APRES VANIKORO

A la recherche de l’expédition Lapérouse

La Recherche et l’Espérance
Le retard excessif de l’expédition, attendue en France en juillet 1789, provoque une prise de conscience de sa disparition possible.

En septembre 1791 une mission de recherches, commandée par l’amiral d’Entrecasteaux est dépêchée dans le Pacifique Sud. Deux gabares la composent : La Recherche et L’Espérance.

Cette mission sera un échec notamment à la suite d’une fausse information donnée au Cap situant les naufragés au nord de la Nouvelle-Guinée, en dehors du trajet prévu. Lors d’un second tour de l’Australie la maladie décime les équipages. A Batavia, en Indonésie, les navires sont saisis par les Hollandais. Il faut cependant noter les bons résultats scientifiques de l’expédition qui ne seront publiés que tardivement.

Beaucoup plus tard Peter Dillon, un Capitaine irlandais de la Compagnie des Indes anglaises (alors que l’Angleterre est en guerre avec la France) découvre une poignée d’épée française provenant d’une île voisine de Vanikoro. Rentré à Calcutta il persuade ses supérieurs qu’il s’agit bien d’un vestige de l’expédition Lapérouse. En 1827 il retour ne dans cette île et obtient les preuves, tant par la tradition orale qua par l’importance de la moisson des objets recueillis, qu’il s’agit bien de restes de cette expédition. Il recevra a Paris une forte récompense pour cette précieuse information.

Quelques mois plus tard Dumont d’Urville, en route pour le Pacifique, est informé de la découverte de Dillon. Il se rend à Vanikoro, dresse une bonne carte de l’île et s’assure qu’il s’agit bien du lieu de naufrage de La Boussole et de L’Astrolabe. Le navire de Dumont d’Urville portant lui aussi le nom d’Astrolabe est source de confusion. On ne localise que l’épave d’un seul navire dans une fausse passe de la barrière corallienne alors que les indigènes parlent de « deux grandes pirogues ».

De nombreuses expéditions successives réalisées soit par la Marine Nationale à partir de Nouméa, soit par des particuliers, se poursuivent et permettent , tout en effectuant simultanément des recherches à terre, de recueillir des objets en provenance de l’épave.

Le principal événement nouveau sera, de 1962 à 1964, la localisation de la seconde épave, celle de La Boussole, bateau de Lapérouse avec les recherches menées notamment par Reece Discombe et l’amiral Brossard.
De 1981 à 2008 l’association Salomon de Nouméa, présidée par Alain Conan, réalisera huit expéditions de plus en plus importantes.
De grandes questions restent toujours sans réponse : qui et combien d’hommes ont survécu ? Y a-t-il eu un camp à terre et où était-il situé ? Une embarcation de secours a-t-elle quitté Vanikoro et où s’est-elle perdue ? Qui étaient les deux français qui auraient vécu quelques années à Vanikoro ?

Lien vers le site de l’Association Salomon